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Historique

Le domaine des immatriculations est une science inexacte, combien même la compréhension de celui-ci dépend forcément de la connaissance globale du contexte. Un grand nombre d'immatriculations sortent du cadre imparti et contredisent le cadre défini par les systèmes mis en place..

En 1896, la "Commission Militaire des Automobiles" est créé. Elle est présidée par le Général Lambert, Directeur de la Section Technique de l'Artillerie. Les grandes manoeuvres de 1897 voient véritablement le premier usage d'un véhicule automobile dans l'armée française.

A partie de 1898, la commission s'associe aux concours automobiles organisés par l'Automobile Club de France et envoie des délégations aux Salons de l'Automobile de Paris. Les militaires souhaitent s'informer des progrès techniques de ce moyen de transport.

En 1902, est publié une note portant "Instruction sur l'emploi des automobiles dans les quartiers généraux pour les manoeuvres et voyages d'état-major".

En 1905, l'Automobile Club de France organise des tests destinés pour la première fois aux expérimentations militaires de camions. Suite à ces épreuves, l'armée se porte acquéreuse de trois fourgons Delahaye.

Au moment de l'éclatement de la Première Guerre Mondiale l'armée française ne possède que peu de véhicules.

Avant la première guerre mondiale, aucun système d'immatriculation militaire n'avait vu le jour, le très faible nombre de véhicules servant dans l'armée étant immatriculés dans la série civile et uniquement ceux pouvant dépasser les 30 km/h, les autres ne l'étaient pas.

Entre Août et Décembre 1914, près de 15.000 véhicules civils furent réquisitionnés par l'armée française et ré-immatriculés. Les commandes militaires faites auprès des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne ne représentaient que 1.000 véhicules.

Durant cette période, le GQG du Général Joffre a mis en place une logistique sur 3 niveaux :

- Les Centres d'Approvisionnement de Matériel Automobile (CAMA), situés à Vincennes et à Lyon. Ceux-ci commandent les véhicules aux constructeurs, suivent leurs livraisons et les réceptionnent. Celui de Vincennes s'occupent des constructeurs situés en région parisienne ainsi qu'aux britanniques et aux américains. Celui de Lyon traite avec les constructeurs de la région lyonnaise, mais aussi avec Peugeot Montbéliard et Fiat à Turin.

- Les Parcs d'Organisations Automobiles (POA), situés à Dijon et à Versailles. Ceux-ci reçoivent les véhicules des CAMA et constituent les unités automobiles pour les envoyer aux armées.

- Les Services Automobiles des Armées (SAA) sont les utilisateurs finaux chargés de la répartitiion, de l'usage et de l'entretien courant des véhicules placés sous leur responsabilité. L'armée française dispose alors de 16 SAA.

Il fallait identifier les véhicules déjà en usage ainsi que tous ceux à venir afin de gérer au mieux l'affectation et l'entretien. C'est à ce moment que fut décidé de la création de la série numérique, à la fin de novembre 1914. Dès ce moment et jusqu'au 1er trimestre de 1915, la priorité fut de recenser les véhicules en service au niveau le plus bas, les SAA. C'est à la fin du premier semestre 1915 que les dernières immatriculations furent attribuées en remplacement des immatriculations civiles ou de circonstance.

Dès le premier trimestre 1915, les POA devenant opérationnels, ils immatriculent directement les véhicules qu'ils reçoivent des CAMA. A partir du début 1916, les CAMA immatriculent les véhicules réceptionnés des constructeurs.

En dehors du système numérique mis en place, il est bon de rappeler que la réquisition est utilisée tout au long de la guerre. Les réquisitions étaient organisées au niveau de la Région Militaire. Une instruction de l'Etat-major prévoyait que les véhicules réquisitionnés devaient prendre une immatriculation spéciale, consistant en une lettre caractérisant la région militaire, suivie d'un numéro de série. Au tout début de la guerre, la disposition ne fut pas appliquée. Ce fut vers la mi-1915 que les services automobiles de l'intérieur eurent terminé de réimmatriculer avec le format de réquisition. Mais 6 mois plus tard, ces mêmes services reçurent l'ordre de passer à la série numérique et d'abandonner le format de réquisition.

Le Dépôt de Matériel Automobile et de Personnel (DMAP) est une entité à vocation nationale ayant pour but la réparation, le reconditionnement ou la transformation de véhicules non neufs. Les camions affectés à cette entité pour l'entraînement des conducteurs avaient une immatriculation distincte représentée par les lettres DMAP suivies d'un numéro de série dans les séquences 1000 ou 2000. Le DMAP reçut lui aussi l'ordre de passer en série numérique au début de 1916.

Le Gouvernement Militaire de Paris (GMP) a fait l'objet de plusieurs types d'immatriculations :

- Août 1914, les véhicules réquisitionnés dans la zone de compétence du GMP reçoivent des immatriculation de réquisitions ordinaires.

- Novembre 1914, les véhicules du GMP reçoivent une tranche numérique spécifique car sa zone de compétence se trouve dans la zone des armées.

- Début 1915, les véhicules du GMP reprennent une immatriculation de réquisition car la juridiction du GMP repasse en zone de l'intérieur, le préfixe Z est ajouté en avant des immatriculations de la série numérique.

- Début 1916, les véhicules du GMP sont réimmatriculés dans la série numérique comme la totalité des véhicules en service dans les armées.

Période Tranche numérique Bénéficiaire
1914   à  1 000  Service Automobile de la 1° Armée
1914  1 001  à  2 000  Service Automobile de la 2° Armée
1914  2 001  à  3 000  Service Automobile de la 3° Armée
1914  3 001  à  4 000  Service Automobile de la 4° Armée
1914  4 001  à  5 000  Service Automobile de la 5° Armée
1914  5 001  à  6 000  Service Automobile de la 6° Armée
1914  6 001  à  7 000  Service Automobile de la 8° Armée
1914  7 001  à  8 000  Service Automobile de la 10° Armée
1914  8 001  à  9 000  Service Automobile Inspection Neumager
1914  9 001  à  10 000  Service Automobile Inspection de Montravel
1914  10 001  à  11 000  Service Automobile de la 1° Armée
1914  11 001  à  12 000  Service Automobile de la 2° Armée
1914  12 001  à  13 000  Service Automobile de la 3° Armée
1914  13 001  à  14 000  Service Automobile de la 4° Armée
1914  14 001  à  15 000  Service Automobile de la 5° Armée
1914  15 001  à  16 000  Service Automobile de la 6° Armée
1914  16 001  à  17 000  Service Automobile de la 8° Armée
1914  17 001  à  18 000  Service Automobile de la 10° Armée
1914  18 001  à  19 000  Service Automobile Inspection Neumager
1914  19 001  à  20 000  Service Automobile Inspection de Montravel
1914-1915  20 001  à  23 000  Service Automobile du GMP
1914-1915  23 001  à  26 000  Parc d'Organisation de Dijon
1914-1915  26 001  à  28 000  Parc d'Organisation de Versailles
1914-1915  28 001  à  29 000  Service Automobile du GQG
1915  29 001  à  30 000  Service Automobile du DAV puis DAV et DAL
1915  30 001  à  31 000  Service Automobile de la 1° Armée
1915  31 001  à  32 000  Service Automobile de la 2° Armée
1915  32 001  à  33 000  Service Automobile de la 3° Armée
1915  33 001  à  34 000  Service Automobile de la 4° Armée
1915  34 001  à  35 000  Service Automobile de la 5° Armée
1915  35 001  à  36 000  Service Automobile de la 6° Armée
1915  36 001  à  37 000  Parc d'Organisation de Versailles
1915  37 001  à  38 000  Service Automobile de la 10° Armée
1915  38 001  à  39 000  Service Automobile Inspection Neumager
1915  39 001  à  40 000  Service Automobile Inspection Montravel
1915  40 001  à  45 000  Parc d'Organisation de Dijon
1915  45 001  à  46 000  Parc d'Organisation de Versailles
1915  46 001  à  47 000  Service Automobile de la 8° Armée
1915  47 001  à  50 000  Parc d'Organisation de Versailles
1915  50 001  à  60 000  Parc d'Organisation de Versailles
1915  60 001  à  75 000  Artillerie d'Assaut (1)
1915  75 001  à  80 000  Parc d'Organisation de Versailles
1915  80 001  à  90 000  tranche probablement non affectée
1916  90 001  à  90 250  Groupement Automobile de la 3° Région Militaire
1916  90 251  à  90 500  Groupement Automobile de la 4° Région Militaire
1916  90 501  à  90 750  Groupement Automobile de la 5° Région Militaire
1916  90 751  à  91 000  Groupement Automobile de la 7° Région Militaire
1916  91 001  à  91 250  Groupement Automobile de la 8° Région Militaire
1916  91 251  à  91 500  Groupement Automobile de la 9° Région Militaire
1916  90 501  à  91 750  Groupement Automobile de la 10° Région Militaire
1916  90 751  à  92 000  Groupement Automobile de la 11° Région Militaire
1916  92 001  à  92 250  Groupement Automobile de la 12° Région Militaire
1916  92 251  à  92 500  Groupement Automobile de la 13° Région Militaire
1916  92 501  à  92 750  Groupement Automobile de la 14° Région Militaire
1916  92 751  à  93 000  Groupement Automobile de la 15° Région Militaire
1916  93 001  à  93 250  Groupement Automobile de la 16° Région Militaire
1916  93 251  à  93 500  Groupement Automobile de la 17° Région Militaire
1916  93 501  à  93 750  Groupement Automobile de la 18° Région Militaire
1916  93 751  à  94 500  Groupement Automobile du GMP
1916  94 501  à  95 500  Réserve Générale Automobile
1916  95 501  à  96 500  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Vincennes
1916  96 501  à  97 500  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Lyon
1916  97 501  à  100 000  Dépôt de Matériel Automobile et de Personnel
1916  100 001  à  110 000  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Vincennes
1916  110 001  à  120 000  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Lyon
1916  120 001  à  130 000  Dépôt de Matériel Automobile et de Personnel
1916  130 001  à  135 000  Dépôt de Matériel Automobile et de Personnel
1917-1918  135 001  à  145 000  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Lyon
1917-1918  145 001  à  150 000  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Vincennes
1917-1918  150 001  à  160 000  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Lyon
1917-1918  160 001  à  180 000  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Vincennes
1917-1918  180 001  à  200 000  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Vincennes
1917-1918  200 001  à  210 000  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Lyon
1917-1918  210 001  à  215 000  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Lyon
1917-1918  215 001  à  225 000  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Vincennes
1917-1918  225 001  à  230 000  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Lyon
1917-1918  230 001  à  235 000  Centre d'Approvisionnement de Matériel Automobile de Vincennes
1918-1922  235 001  à  250 000 

(1) Les véhicules de l'artillerie spéciale n'ont pas été réimmatriculés en 1923. Les chars Renault FT engagés en 1940 portaient leur immatriculation d'origine.

1923-1935

Le décret du 31 décembre 1922 redéfini les règles d'attribution des immatriculations des véhicules en services dans les armées. Un drapeau III précède 1 à 5 chiffres en blanc sur fond noir, attribués par tranches aux différents constructeurs selon les marchés. Ces immatriculations sont reprises dans le GBM n° 3 où François Vauvillier présente un dossier exceptionnel d'une centaine de pages. L'ensemble des tranches de 1000 en 1000 sont intégralement reprises pour toute la période de 1923 à 1938, illustrées par des photographies et des planches inédites.

A cette époque, des différences intéressent les immatriculations militaires utilisées dans les colonies et mandats français. La tranche de 1 à 2000 a été principalement affectée au Levant (Syrie et Liban), celle de 4001 à 5000 à l'Algérie et la Tunisie et celle de 6001 à 8000 au Maroc. Certains documents photographiques présentent des véhicules militaires spécifiques à la Cochichine ayant une immatriculation avec un préfixe CSM ou COC (Corps d'Occupation de Chine).

Le système d'immatriculation étant épuisé 15 ans après sa création, l'arrêté du 16 avril 1938 prévoit qu'un M précède le même ensemble. Durant la seconde guerre mondiale, il en sera de même avec les lettres P puis K.

De septembre à décembre 1939, près de 290.000 véhicules civils sont réquisitionnés. Les véhicules sont repeints et réimmatriculés dans des séries ou une lettre et une tranche numérique caractérisent la Région Militaire. Bien souvent un drapeau tricolore précède l'ensemble, mais il y a de nombreuses variantes (lettre manquante ou décalée, groupe de 6 chiffres coupé en deux par un tiret, voire un inversion de la tranche numérique et de la lettre...), les tranches d'immatriculation sont une reconstitution provisoire, aucun document officiel d'origine n'ayant été retrouvé à ce jour.

Lors de la signature de l'armistice du 22 juin 1940 signé entre le régime de Vichy et l'occupant, le lieutenant-colonel Mollard, chef du CDM (Camouflage Du Matériel) va redonner une immatriculation civile à des milliers de véhicules réquisitionnés afin d'affaiblir l'occupant. La note du 4 juillet 1940 instaure un système d'immatriculation inédit d'apparence civile. Le dernier chiffre indique le constructeur du véhicule : 1 =  Renault, 2= Citroën, 3 = Peugeot, 4 = Berliet, 5 = Panhard, 6 = Latil, 7 = Saurer, 8 = Unic, 9 = Rochet-Schneider, 10 = Matfor, 15 = autres constructeurs.

En 1939 et 1940, des véhicules ont été immatriculés à Paris avec un préfixe DP (Défense Passive). Exemple :  DP 20 .

A partir de 1942, les Forces Françaises Libres en Afrique du Nord ajoutaient les lettres FFL devant le drapeau pour différencier leurs véhicules avec ceux du régime de Vichy. Exemple :  FFL III 12345 .

L'arrivée en novembre 1942 en Zone Libre provoquera de nouvelles réquisitions, mais un grand nombre de véhicules "camouflés" auront été soustraits à l'occupant.

A partir de 1942, les Etats-Unis fournissent un grand nombre de véhicules neufs, ce qui occasionne une refonte du système d'immatriculation en 1945.

Type / Région Militaire / Période Tranches Camouflage du Matériel
Commandes militaires du 01/01/1923 au 16/04/1938 *  III 1  à  III 99 999 
Commandes militaires du 01/01/1923 au 16/04/1938 (Remorques)  III 100 000  à  III ....... 
Commandes militaires du 16/04/1938 à fin 1939 *  M III 1  à  M III 99 999 
Commandes militaires de fin 1939 au printemps 1940 *  P III 1  à  P III 99 999 
Commandes militaires du printemps 1940 au 08/05/1945 *  K III 1  à  K III 99 999 
Véhicules neufs fournis par les alliés à partir de 1942 (1° livraison) supérieur à  III 400 000 
Véhicules neufs fournis par les alliés à partir de 1942 (2° livraison) supérieur à  III 90 000 
Véhicules neufs fournis par les alliés à partir de 1942 (3° livraison) supérieur à  III 1 000 000 
Réquisitions 1re Région Militaire (Lille)  A III 10 001  à  A III 50 000  environ
Réquisitions 2e Région Militaire (Amiens)  B III 50 001  à  B III 100 000  environ
Réquisitions 3e Région Militaire (Rouen)  C III 100 001  à  C III 145 000  environ
Réquisitions 4e Région Militaire (Le Mans)  D III 145 001  à  D III 201 000  environ
Réquisitions 5e Région Militaire (Orléans)  E III 201 001  à  E III 240 000  environ
Réquisitions 6e Région Militaire (Metz)  F III 240 001  à  F III 285 000  environ
Réquisitions 7e Région Militaire (Besançon)  G III 285 001  à  G III 319 000  environ  1  à  9999    VG    1  à  15 
Réquisitions 8e Région Militaire (Dijon)  H III 313 001  à  H III 370 000  environ
Réquisitions 9e Région Militaire (Tours)  L III 370 001  à  L III 407 000  environ  1  à  9999    VJ    1  à  15 
Réquisitions 9e Région Militaire (Tours) subdivision de Limoges (ex 12e RM)  P III 364 001  à  P III 372 000  environ  
Réquisitions 9e Région Militaire (Tours) subdivision de Limoges (ex 12e RM)  P III 396 001  à  P III 406 000  environ  
Réquisitions 10 Région Militaire (Rennes) dissoute en 1934
Réquisitions 11e Région Militaire (Nantes)  N III 407 001  à  N III 447 000  environ
Réquisitions 12e Région Militaire (Limoges) dissoute en 1934  1  à  9999    VM    1  à  15 
Réquisitions 13e Région Militaire (Clermont-Ferrand)  R III 440 001  à  R III 475 000  environ  1  à  9999    VN    1  à  15 
Réquisitions 14e Région Militaire (Lyon)  S III 475 001  à  S III 520 000  environ  1  à  9999    VO    1  à  15 
Réquisitions 15e Région Militaire (Marseille)  T III 520 0001  à  T III 570 000  environ  1  à  9999    VP    1  à  15 
Réquisitions 16e Région Militaire (Montpellier)  U III 571 001  à  U III 600 000  environ  1  à  9999    VR    1  à  15 
Réquisitions 17e Région Militaire (Toulouse)  V III 590 001  à  V III 620 000  environ  1  à  9999    VS    1  à  15 
Réquisitions 18e Région Militaire (Bordeaux)  X III 620 001  à  X III 680 000  environ  1  à  9999    VT    1  à  15 
Réquisitions 19e Région Militaire (Alger)  Y III 680 001  à  Y III 710 000  environ  1  à  9999    VU    1  à  15 
Réquisitions 19e Région Militaire (Alger) après 1942  Y III 900 000 
Réquisitions 20e Région Militaire (Nancy)  W III 710 001  à  W III 745 000  environ
Réquisitions Région Militaire de Paris  Z III 745 001  à  Z III 845 000  environ
Réquisitions Tunisie  J III 845 001  à  J III 860 000  environ  1  à  9999    VY    1  à  15 
Réquisitions Maroc  K III 850 001  à  K III 900 000  environ  1  à  9999    VU    1  à  15 
Réquisitions individuelles de la 1re Armée (Lille) après octobre 1939  P III 901 001  à  P III 902 000 
Réquisitions individuelles de la 9e Armée (Tours) après octobre 1939  P III 909 001  à  P III 910 000 
Réquisitions individuelles du GQG après octobre 1939  P III 910 001  à  P III 912 000   
     
Réquisitions Levant (Syrie et Liban)  TL III 10 001  à  TL III .......   1  à  9999    VZ    1  à  15 
Réquisitions Indochine (Cochinchine)  CSM III 1  à  CSM III ....... 
Réquisitions Indochine (Tonkin)  TSM III 1  à  TSM III ....... 

* Immatriculations détaillées par tranches de 1000

1945-1947

A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les véhicules immatriculé correspondent à ceux reçus des pays alliés et ils conservent leur immatriculation utilisé durant le conflit.

1946-1954

Durant le conflit d'Indochine, suite à un afflux massif de matériels, le CEFEO (Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient) met en place une série numérique des véhicules composée de 5 chiffres précédés des lettres IC et d'un drapeau tricolore, du type :  III IC 12345 

Cette nouvelle série numérique permet un classement par catégories de véhicules dont les catégories sont les suivantes :

Type Plage numérique
Véhicules de liaison routière et tous terrains  III IC 00 001  à  III IC 29 999 
Véhicules sanitaires  III IC 30 000  à  III IC  32 999 
Véhicules de transports (CU inférieure à 2 tonnes)  III IC 33 000  à  III IC 49 999 
Véhicules de transports (CU inférieure à 4 tonnes)  III IC  50 000  à  III IC 59 999 
Véhicules de transports (CU supérieure à 4 tonnes)  III IC  60 000  à  III IC 69 999 
Véhicules de dépannage  III IC  70 000  à  III IC 71 999 
Véhicules spéciaux et amphibies non armés  III IC 72 000  à  III IC 74 999 
Véhicules de combat armés et non blindés  III IC 80 000  à  III IC 89 999 
Véhicules de combat armés et blindés  III IC 90 000  à  III IC 94 999 
Véhicules prototypes  III IC  95 000  à  III IC  .. ... 

1954-1959

A la suite de la défaite de Dien Bien Phû, l'empire colonial français se trouve dans une situation difficile et les pays le composant sont partagés entre le désir d'indépendance et la pérennité économique. Les troupes françaises stationnées dans ces pays ne sont plus des "Troupes Coloniales", mais des "Troupes de Marine".

Les Troupes de Marine sont présentes aux Antilles, dans le Pacifique, l'Océan Indien et en Afrique. Elles se voient dotées de matériels plus ou moins spéciaux qui sont enregistrés dans une série numérique spécfique à 6 chiffres, dont les caractéristiques ont la signification suivante :

    - le 1er chiffre identifie la zone outre-mer

Zone Outre-Mer Code
Côte-d'Ivoire, Togo, Bénin, Burkina Fasso 2
Mauritanie, Mali, Sénégal 3
Niger, Tchad, Congo, Centrafrique 4
Océan Indien : Madagascar, Ile de la Réunion 5
Antilles : Guyane, Martinique, Guadeloupe 6
Djibouti 7
Océan Pacifique : Nouvelle-Calédonie, Polynésie 8

  - le 2e chiffre identifie la catégorie de véhicule

Type de véhicules Code
Véhicules de liaison tous terrains et routiers 1
Véhicules radio 2
Véhicules sanitaires 3
Véhicules de transport (CU inférieure à 2 tonnes) 4
Véhicules de transport (CU supérieure à 4 tonnes) 5

1946-1959

En 1947, un nouveau système d'immatriculation est mis en place. Il reprend les véhicules par type. Le tableau ci-dessous reprend les codes mis à jour à aujourd'hui.
Cependant cette répartition est sujette à caution et sa logique ne semble pas avoir été respectée dans les faits. Elle fera l'objet d'une mise à jour en fonction des résultats des recherches et recoupements d'immatriculations.

Type Terre
Véhicules de liaison tous terrains  III 000 000 
Véhicules de liaison routiers  III 100 000 
Motocyclettes  III 200 000 
Véhicules sanitaires  III 300 000 
Véhicules de transport (charge utile inférieure à 2 tonnes)  III 400 000 
Véhicules de transport (charge utile inférieure à 4 tonnes)  III 500 000 
Véhicules de transport (charge utile supérieure à 4 tonnes)  III 600 000 
Tracteurs tous terrains et routiers, d'artillerie et agricoles  III 70000
Véhicules de combat  III 800 000 
Prototypes  III 900 000 
Remorques et semi-remorques  III 100 0000 

Depuis 1960

A partir de 1960, tout véhicule automobile, remorque ou semi-remorque d'un poids total en charge supérieur à 50 kilogrammes doit être munu à l'avant et à l'arrière de plaques de contrôle dites plaques d'immatriculation. Les remorques, semi-remorques et motocyclettes ne sont munies que de la plaque arrière. Ces plaques reçoivent le numéro d'immatriculation qui doit être précédé d'une bande tricolore (bleu, blanc, rouge) symbole de la nationalité. Chacune de ces plaques est constitués soit par une surface faisant partie intégrante du châssis ou de la carrosserie, soit par une pièce rapportée fixée au véhicule d'une manière inamovible, la facte portant le numéro d'immatriculation étant tournée vers l'extérieur. Les véhicules automobiles dépendant du Ministère de la Défense sont immatriculés dans une série particulière comprenant les véhicules des armées de terre, mer, air et services communs. Les numéros d'immatriculation sont attribués par la Direction Centrale du Matériel de l'Armée de Terre pour les véhicules de l'armée de terre, des directions et services étrangers aux trois armées et des services communs, par les armées air et mer et par la gendarmerie pour leur propres véhicules.

Tout véhicule reçoit un numéro d'immatriculation à 7 chiffres jusqu'en 1979, à 8 chiffres à partir du 1er janvier 1980. Les caractéristiques ont la signification suivante :

      - le 1er chiffre identifie l'armée à laquelle appartient le véhicule          

Armée d'appartenance 1960 à 1969 1970 à 1980 1989 à 2014 Depuis 2014
Gendarmerie (1) 2 6 2 2
Service Parisien de l'Administration Centrale - - - 3
Direction Interarmées des Réseaux d'Infrastructure et des Systèmes d'Information - - - 4
Armée de Terre 2 6 6 6
Armée de l'Air 3 7 7 7
Marine Nationale 4 8 8 8
Directions et Services Etrangers aux trois armées, Services Communs 5 9 9 9

(1) Jusqu'en 1988, la Gendarmerie Nationale n'avait pas de préfixe d'armée spécifique, seule la grenade apposée sur la bande tricolore permettait d'identifier ses véhicules.

     - le 2e chiffre jusqu'en 1979, puis les 2e et 3e chiffres à partir du 1er janvier 1980 fixent l'année de fabrication ou de reconstruction du véhicule

     - le 3e chiffre jusqu'en 1979, puis le 4e chiffre à partir du 1er janvier 1980 identifie la catégorie du véhicule

Type de véhicules Neufs Reconstruits
Voitures de liaison, autocars 1 5
Camionnettes utilitaires et spécialisées, breaks 2 6
Camions utilitaires et spécialisés, tracteurs et engins tracteurs de franchissement, de terrassement et de manutention, grues 3 7
Engins blindés 4 8
Motos, triporteurs 9 9
Avant-trains, remorques, semi-remorques et engins tractés de franchissement, de terrassement et de manutention 0 0

     - les 4 derniers chiffres représentent le numéro d'ordre dans l'année, ils sont attribués à l'intérieur de chaque grande famille dans l'ordre croissant des numéros 0001 à 9999

                 Exemple 1960-1969 :  III 201 0818  818e Voiture de liaison neuve immatriculée en 1960 pour l'Armée de terre

                 Exemple 1970-1979 :  III 753 0200  200e Camion neuf immatriculé en 1975 pour l'Armée de l'AIr

                 Exemple 1980-1989 :  III 8803 0111  111e Camion neuf immatriculé en 1980 pour la Marine Nationale

                 Exemple 1990-1999 :  III 9923 0037  37e Camion neuf immatriculé en 1992 pour les Directions et Services Communs

                 Exemple 2000-2014 :  III 2082 0121  121e Camionnette neuve immatriculée en 2008 pour la Gendarmerie Nationale

Particularités :

- les véhicules des Economats, dépendants des Services Généraux sont immatriculés  E III 123456  

- les véhicules des Services Généraux en Allemagne sont immatriculés  S III 123456 

- les immatriculations provisoires sont au format  W 000000  dont le 2e chiffre indique l'armée d'appartenance (1 = Armée de Terre, 2 = Gendarmerie, : 3 = Armée de l'Air, 4 = Marine Nationale, 5 = Services Communs et Etrangers)

- les véhicules des Forces Françaises en Allemagne (FFA) puis des Forces Françaises Stationnées en Allemagne (FFSA) ont des plaques rouges avec des chiffres blancs du type  E III 123456  ou  III 123456  .

- certains véhicules de manutention et du génie reçoivent une immatriculation alphanumérique du type  III F 000000 , la lettre correspondant à la décennie et le premier chiffre à l'année de construction du véhicule. 

1950-1959 1960-1969 1970-1979 1980-1989 1990-1999 2000-2009 2010-2019
 III A 000001   III B 000001   III C 000001  III D 000001  III E 000001  III F 000001  III G 000001
à à à à à à à
 III A 900001   III B 900001   III C 900001   III D 900001   III E 900001   III F 900001   III G 900001 


   

Date de dernière mise à jour : 14/11/2022